Nos concitoyens en ont assez des joutes politiciennes. Depuis quinze jours encore, la scène publique se crispe sur une hypothétique “suspension” de la réforme de 2023. Pendant ce temps, rien n’avance sur l’essentiel : comment garantir, durablement et justement, la pension de celles et ceux qui ont travaillé toute une vie, alors que la natalité recule et que le nombre de cotisants par retraité diminue déjà sensiblement. La CFR le dit fermement : les débats stériles ne paient aucune pension. Ils retardent les décisions indispensables.

Trois constats simples et têtus

  • Dénatalité et vieillissement : notre démographie affaiblit mécaniquement la base de financement d’un système intégralement en répartition. Attendre, c’est aggraver l’addition.
  • Emploi des seniors trop faible : chaque point d’activité gagné après 55 ans, c’est des pensions mieux sécurisées et des trajectoires budgétaires assainies.
  • Gouvernance émiettée : règles illisibles, trop de paramètres, trop de régimes, pas assez de visibilité pluriannuelle pour les assurés comme pour les financeurs.

Arrêtons les postures, posons une trajectoire

En février 2025, la Cour des comptes, a rappelé des pistes de “bonne gestion” et de soutenabilité qui existent et font leurs preuves ailleurs. Autrement dit :  les solutions sont connues. Ce qui manque, c’est la décision.

Message aux décideurs

Les exemples de bonne santé et de saine gestion existent; ils ont été identifiés, débattus et, pour partie, validés au plus haut niveau de contrôle public. Qu’attend-t-on pour passer des postures aux solutions ?

Retarder, c’est choisir par défaut des pensions plus fragiles demain. Agir, c’est sécuriser notre pacte entre générations.

Pierre Erbs
Président, Confédération Française des Retraités (CFR)

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