Que tous ceux qui nous gouvernent en soient bien convaincus, les retraités n’accepteront jamais le mauvais sort que les projets de Loi de finances et de financement de la Sécurité sociale voudraient leur faire subir. Ils sont menacés d’une non-indexation de leur retraite en 2026 puis d’une sous-indexation de ces retraites jusqu’en 2030 ! L’abattement fiscal de 10% sur leur retraite serait supprimé. Il faudrait donc qu’ils subissent une double peine, supportant à la fois les mesures qui s’appliqueraient à tous au travers du gel du barème de l’impôt sur le revenu et de la CSG et des mesures qui les ciblent particulièrement. Des retraités qui jusqu’à présent n’étaient pas imposables en raison de la faiblesse de leurs revenus vont le devenir, leur taux de CSG va augmenter. Et pour tous l’érosion du pouvoir d’achat déjà engagée depuis plusieurs années va se poursuivre.
Ce que ressentent les retraités, c’est un mépris de leur situation réelle – la retraite moyenne est de 1463€ – et une crainte quant à l’avenir : jusqu’où pourra aller la remise en cause du pacte social qui leur garantissait un minimum de revenu après une vie de travail ?
La décision définitive appartient au Parlement et il faut que Députés et Sénateurs soient bien conscients des réactions qui agitent aujourd’hui les retraités et reviennent sur des dispositions inacceptables.
Pierre Erbs
Président, Confédération Française des Retraités (CFR)
Rejoignez-nous sur Linkedin
